Fatigue, somnolence, chute d’énergie, passivité, léthargie… la batterie est à plat, c’est incontestable. Dans ce genre de situations, on vous conseillera, comme n’importe qui de sensé et de raisonnable, le repos absolu. Une bonne sieste réparatrice ou une bonne nuit de sommeil sans perturbation histoire de vous recharger les piles et de vous remettre sur pied.

Fatigue : quand est-ce qu'elle devient grave ?

Quand ces épisodes de fatigue extrême sont répétitifs, ou carrément constants, il faut se poser des questions. Bien sûr, on ne dit pas qu’il n’est pas normal d’avoir des coups de barre, ça arrive, surtout quand on est surmené, mais il faut bien que cette fatigue s’arrête à un moment donné.

Vous avez beau dormir toute la nuit, vous vous réveillez crevé et à peine debout votre lit vous manque déjà. Vous n’arrivez pas à être actif malgré votre volonté de productivité. Vous avez essayé toutes les boissons énergisantes possibles, en passant par les naturelles (café), aux industrielles (redbull par exemple). Toujours rien. Ces signes sont peut-être évocateurs d’un trouble plus sérieux qu’un simple coup de fatigue passager.

Pourquoi sommes-nous fatigués ?

Toute sensation est un message induit par l’organisme pour nous signaler un besoin : le gargouillement de l’estomac pour la faim, les grognements des intestins pour témoigner d’une digestion lente et pénible, la douleur pour dire que quelque chose ne va pas et la fatigue pour dire au corps qu’il en a trop fait et qu’il a besoin de dormir.
La fatigue survient donc quand l’organisme a été sollicité pendant trop longtemps. Le plus souvent, elle fait suite à une activité physique importante, un surmenage, un manque de sommeil, une sous-alimentation ou un jeûne, etc. A ce moment, le corps a besoin d’une pause (repos) pour reprendre des forces et rééquilibrer ses fonctions vitales.

Si ce repos ne lui est pas accordé, d’autres symptômes surviennent pour signaler un dysfonctionnement ou un déséquilibre : maux de tête, baisse de la concentration, trous de mémoire, nervosité, agitation, somnolence, etc. A ce moment, il est impératif de faire une coupure sous peine de développer des maladies plus sérieuses sur le long terme. N’oublions pas que le manque de sommeil induit le stress qui lui-même déstabilise l’organisme et serait à l’origine de nombreux cancers.

Fatigue : à quel moment parle-t-on de fatigue chronique ?

Comme toute maladie chronique, celle-ci est considérée comme telle lorsqu’elle dure au-delà de 6 mois. Dans ce cas on parlera de « syndrome de fatigue chronique », qui a pour synonyme « encéphalite myalgique ». Elle touche principalement les femmes (dans 80% des cas) et survient entre 20 et 50 ans.

Les causes  

Elles sont inconnues. Cela dit, quelques hypothèses ont été émises mais n’ont pas fait l’objet d’une vérification :

  • Carences alimentaires : un déficit en magnésium ou en fer (anémie ferriprive), éléments essentiels à l’organisme, peut entraîner des fatigues.
  • Infection virale à EBV  (Epstein Barr virus, responsable de la mononucléose infectieuse et de l’herpès).
  • Des facteurs psychologiques : le surmenage, le stress, etc.
  • Une dépression : cette maladie se caractérise essentiellement par une baisse de moral accompagnée d’un manque de motivation et d’une fatigue anormale.
  • Une trop longue exposition aux ondes téléphoniques. 
  • Secondaire à une maladie sous-jacente : responsable de l’altération de l’état général. Dans ce cas, la fatigue est un symptôme qui doit être un motif de consultation.

Les symptômes et les signes 

Comme dit dans la définition, elle se manifeste par un état de fatigue constant qui s’étend sur un minimum de 6 mois. Le repos est inefficace et d’autres symptômes peuvent s’y greffer : une baisse de la concentration, des maux de tête, des maux de gorge, des nausées, des douleurs articulaires et musculaires, parfois des sueurs nocturnes.

A la longue, la fatigue réduit la qualité de vie et affecte le moral. Le sujet, s’il n’est pas déjà dépressif, peut développer une dépression nerveuse. C’est pourquoi il est important de prendre ce problème au sérieux.

Le traitement 

A moins d’établir un traitement de fond, en traitant la maladie causale ou en modifiant des habitudes néfastes, il n’y a pas de traitement spécifique pour la fatigue en elle-même.

La prise de vitamines, de fortifiants, ainsi que d’homéopathies ne sont pas très efficaces sans assistance médicale. Les gélules de fer, utilisées dans le traitement de l’anémie ferriprive, ne sont pas un remède miracle : elles contribuent à rétablir un certain équilibre en compensant la carence en fer.

Toutefois, certains compléments alimentaires, associés à une alimentation équilibrée ainsi qu’à une activité physique régulière semblent être efficaces : la nutrithérapie a fait ses preuves à bien des niveaux et continue de donner des résultats satisfaisants.  

Ajouté à cela, il est possible de contrecarrer les ondes téléphoniques des smartphones et ce, grâce aux patchs anti-ondes ! 

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